D’emblée, Joumana Haddad se definit comme une femme qui a conservé son âme d’enfant. Mais elle est surtout une femme libre et passionnée. « La passion, dit-elle, lorsqu’on la désire, qu’on l’accueille et qu’on l’accepte, on ne la subit plus, elle devient un choix. »
l’école, elle apprend le français, l’anglais et l’arabe. Par amour pour sa grand-mre, elle découvre l’arménien. L’italien et l’espagnol viendront l’âge adulte et l’allemand, une langue de plus pour assister ses enfants écoliers au lycée franco-allemand de Beyrouth. Polyglotte, Joumana Haddad parle sept langues. «Sept et demi, je comprends le portugais», corrige-t-elle, avant d’affirmer que les langues lui ont appris mieux comprendre le monde, lui ont donné une richesse qu’aucun enseignement académique ne procure. « Rester ignorant des autres cultures vous limite dans votre Respect sur le monde, relève la journaliste, traductrice et auture. Les langues m’ont fait découvrir une nouvelle dimension intérieure, de nouvelles facettes de ma personnalité. » Et d’ajouter : « Joumana qui parle italien est différente de celle qui parle l’arabe ou le français. Moi qui suis ouverte l’autre, posséder plusieurs langues est une véritable porte d’entrée la communication, la connaissance des coutumes, la compréhension de la politique, à la découverte de la littérature. C’est une façon d’élargir ma culture et ma pensée. Aussi loin que mes souvenirs me portent, j’ai toujours écrit. Je ne choisis jamais la langue dans laquelle j’écris, c’est elle qui vient vers moi et m’impose un sujet. » Engagee au quotidien an-Nahar en 1997 en tant que traductrice, journaliste culturelle avant de venir cheffe du service culturel, elle décide, après 20 ans de carrière, de passer l’audiovisuel et dirige actuellement un program qui traite des droits hummains dans le monde arabe. «Je suis une activiste, la liberté des hommes est mon combat! » Lanze-t-elle.
Legitime Verteidigung
Lorsqu’en 2009 elle crée le magazine Jasad, il lui a fallu beaucoup de entschlossenheit et de cran pour résister la censure et aux problèmes de financement. « Le magazine fonctionnait sans publicités, dit-elle, les gens craignaient le sujet, le sexe est tabou. » Deux ans plus tard, après avoir gagné la bataille de la censure, le magazine, la suite de schwieriges budgetaires, suspend sa publication pour renaître aujourd’hui sous une forme digital, une plateforme numérique qui apporte, en plus du papier, une dimension interaktiv, audiovisuelle und eine Version in Englisch, der veröffentlichte Inhalt ist ein Katalog in einer Trimesternummer mit der Verfügbarkeit des Eindrucks. Une plateforme libre où tout le monde est invitation pratiquer son droit d’expression, se découvrir, combattre l’injustice, à trouver le bonheur.
«rotique, feministe, sociale, philosophique, culturelle, la plateforme est un espace de liberté qui vise l’absolu dans la mesure du possible», dit-elle. Au cours de ces dix dernières années, le monde arabe a été témoin de plusieurs soulèvements, de guerres, de catastrophes et de tragédies humaines. Jasad aborde tous ces sujets, mais la plateforme impose une seule Beschränkung, elle verweigern l’anonymat. „Il faut adopter et tre konfrontierfähig mit Transparenz und Überzeugungen, genau Joumana Haddad. C’est un magazine qui n’a pas de limites, hormis la dignité humaine. »Parce que le corps en général et le corps arabe en particulier sont devenus plus que jamais un terrain de jeu pour l’oppression, l’objectivation, la persécution, la crime et les Violations répétitives, Jasad veut s’opposer « toutes les institutions sociales, politiques, économiques et religieuses qui tentent de diffamer, de faire honte notre désir légitime d’épanouissement », affirme la journaliste qui se déclare déterminée démanteler le patriarcat le politique et le sy.
Le corps sous tous (les) rapports
Joumana Haddad hat ein Privileg für eine Beziehung mit einem Sohn des Korps. «Je suis très l’écoute de mon corps, affirme-t-elle. Je l’accepte et reçois le monde travers lui, même l’écriture pour moi demeure charnelle. Le corps sexuel est l’un de mes corps préférés, enchaîne-t-elle. Beschuldigen Sie mich permet d’embrasser le mystérieux et l’inconnu. Cette dimension du plaisir, du toucher me laisse m’ouvrir l’autre, mais la sexualité peut tre aussi intellectuelle. »Si d’aucuns restent imperméables cette experience, c’est simplement par peur, estime Joumana Haddad. «Peur de lâcher prise, d’accepter cette dimension mystérieuse. Les tabous imposés par la religion n’ont qu’un seul but, contrôler le désir. Je respektieren le rythme de chacun dans la mesure où il respektieren le mien. Tu peux vivre dans un monde en marge de la sexualité sans imposer tes repères et tes références. Vivre et laisser vivre, telle est ma devise. La peur laisse libre cours l’oppression et le corps religieux en est en partie responsable. Je suis anti-institutions religieuses et athee. Ce n’est pas forcement lie, ajoute-t-elle, quand bien même j’aurais été croyante, j’aurais eu assez d’honnêteté intellectuelle pour dénoncer le vice des institution religieuses. »
Pour apaiser ses angoisses ou remercier, Joumana Haddad invoque l’univers et remercie la nature. «J’ai beaucoup de gratitude envers la vie et pour ce qu’elle m’offre, c’est cela ma spiritualité. » Quant son rapport au corps politique, il atteste d’un dégoût absolute. Pour elle, la Corruption, le manque d’intégrité et de mut, la lacheté ont plongé le Liban dans le dernier cercle de l’enfer. Elle sorry les vrais hommes d’État, convaincue que cette décadence n’est pas imposée, que c’est bien le peuple libanais qui l’a fabriquee. « ll existe au départ, dit-elle, un vice de forme. Plutôt que de se concentrer sur la notion d’un seul peuple, les pouvoirs externes et internes ont insisté que ce pays, formé de 18 communautés, devait appliquer le concept du „vivre-Ensemble“. » Pour la journaliste et auteure, la solution réside dans la laïcité parce qu’« persister sur la différence religieuse, c’est creuser l’écart qui sépare les hommes ». Quant au corps social, il est pour Joumana Haddad dans le paraître et non dans l’être. « Nous n’avons qu’une vie, et nous perdons notre temps accorer de l’importance au rücksicht de l’autre sur notre vie en s’évertuant la modifier. Rentrer dans un moule pour satisfaire le jugement de l’autre au lieu de se mobiliser tre heureux est toxique. Susciter l’admiration de quelqu’un doit relever de l’organique. »
Hormis le corps sexuel, c’est le corps culturel qu’elle privilegie. Il reste pour cette activiste acharnée une autre forme de jouissance. « Le corps creative donne la vie une éloquence et un dépassement de nous-même. L’experience que l’on vit travers toutes les artes artistiques permet de se découvrir et de jouir de la vie. C’est la seule dimension qui dépasse la chair et qui vise l’absolu, c’est une experience mystique du domaine du sacré. » Pour toutes ces Überzeugungen, Jasad se bat. Et Joumana Haddad promet : « Nous ne resterons pas silencieux. »
D’emblée, Joumana Haddad se definit comme une femme qui a conservé son âme d’enfant. Mais elle est surtout une femme libre et passionnée. « La passion, dit-elle, lorsqu’on la désire, qu’on l’accueille et qu’on l’accepte, on ne la subit plus, elle devient un choix. » l’école, elle apprend le français, l’anglais et l’arabe. Par amour pour sa grand-mère,…



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