L’amitié indéfectible zwischen den Jeunes-Turcs Bedros Hallaçyan Efendi (…)

Publie le | Par Sibirya Kurdu


L'amitié indéfectible zwischen den Jeunes-Turcs Bedros Hallaçyan Efendi (Bedros Haladjian) und Mehmet Cavit Bey (Djavid Bey)

„La Dette publique“, Stambul, 15.11.1923 :Djavid Bey, Repräsentant des Porteurs Turcs au Conseil de la Dette Publique, a été interrogé par le Tevhid au sujet des conditions faites au personal par les nouvelles dispositions.

Djavid bey a dit, en réponse aux questions de notre confrre, qu’il ne reste plus de sujets hellènes [c’est-à-dire des éléments de nationalité grecque] parmi le personal, sauf un Specialiste pour l’impression de coupures devant remplacer celles hors d’usage. On l’a gardé parce qu’on ne pouvait pas s’en passer. Le gouvernement en a connaissance. Quant aux Grecs et Arméniens, ceux d’entre eux qui se sont rendus coupables de trahison envers les Turcs ne sauraient conserver leur poste.

Mais la police charge de mener une enquête sur leurs faits et gestes passés n’a fait aucune communication leur endroit. Le gouvernement non plus n’a pas notifié directement l’administration de les écarter du service.

Pour Haladjian effendi, conseiller-légiste de l’administration, il reçoit en effet un traitement de 1000 livres. Il se trouve depuis deux ans Paris pour suivre une affaire qui interesse la Dette. Cette affaire a trait à un dépôt de 6 millions de livres fait dans les banques deutsches pendant la guerre comme contre-valeur descoupons non-payés. Les Allemands veulent aujourd’hui verser la somme en marks. Un procès a été intentioné prs des tribunaux de Paris, Rome et Londres en vue d’obtenir des francs.

« Haladjian effendi est chargé de poursuivre ce procs. Si la cause est gagnée, le gouvernement aura encaisser une somme de 6 millions de livres, que nous réclamons en francs. »

Et Djavid bey de lire au journaliste les lettres de Haladjian effendi où il dit que l’affaire est en bonne voie.

En ce quiconcern les fonctionnaires musulmans, leur nombre s’accroît de jour en jour [la bureaucratie ottomane était composée en grande partie de non-musulmans (Arméniens, Grecs et Arabes de différentes obédiences chrétiennes + Levantins + israélites), tant sous les régimes hamidien que jeune-turc ; les militants Hamit Bozarslan et Samim Akgönül ne semblent tirer aucune conséquence logique de cette réalité irrécusable (qui contredit très sérieusement les thèses des „génocides“ arménien et grec ) lorsqu’ils critiquent la politique kémaliste visant à favoriser l’emploi d’éléments musulmans (pas forcément d’ethnie turque) dans les secteurs public et privé]. On en a admis soixante dans l’intervalle d’une année. Ils n’étaient que 218 l’année dernière ; ils sont aujourd’hui 270. Les nons-musulmans sont au nombre de 230, dont 142 étrangers. 65 sujets hellènes ont été licenciés sans avoir été remplacés, par esprit d’économie.

La Dette est en voie de dresser son budget. Il sera soumis en détail au gouvernement. Après l’examen on se rendra compte s’il y aura moyen de faire des économies. En principe les appointements versés aux Employés seraient sensiment identiques ceux versés par le gouvernement ses fonctionnaires. Seulement l’Etat Vers une Zuteilung extraordinaire suivant une échelle donnée ; la Dette, elle, accorde ua supplément égal au triple.

Djavid bey declara ensuite que la répartition de la dette devra se faire dans l’intervalle des trois mois partir de la ratification du traité de Lausanne par les parlaments alliés et que la part devant revenir la Turquie est élivée 80 millions liévaluée .

Il ajouté qu’il ignorait si Soubhi Noury ​​​​bey et Arif pacha ont été chargés de négocier un emprunt Paris.“

Procs de Smyrne : Le tribunal prononce la disjonction de la cause des Unionistes après avoir entendu Djavid bey“, Stambul, 7. Juli 1926 :

Djavid bey

L’ancien ministre des finances , portant un costume gris foncé et avançant d’une allure rapide, vient prendre place devant les juges, qu’il salue avec déférence.

Avant de repondre, il s’efforce manifestement de se bien pénétrer du sens des questions posées par le president ; (…)

— Je crois que vous aviez décidé alors de faire entrer quelques-unes des vôtres la Défense des droits [nationaux].

— Non, ce n’est pas ainsi.

— Vous aviez adopté une résolution comportant des Articles Distinkte. Vos dires ne Korrespondent pas avec la réalite.

— J’ai dit tout ce qui m’est revenu la mémoire.

Ici, le President fit Donner Lecture d’une lettre adressée par Rahmy Bey , ex-vali de Smyrne, Sari-Effé Edib et où il le priait de travailler faire admettre Djahid et Salah Djimdjoz bey comme candidats de la Défense des droits Magnésie.

— Que dites-vous de cette Schreiben?

— J’en ignorais totalement l’existence. C’est maintenant que j’en prends connaissance.

— Beweis, vous ne saviez rien. Je vous mets dans le secret de cette correspondance. Vous vouliez avoir un siège au Parliament, vousenterez dans le groupement de la Défense des droits et vous l’ignoriez.

— Il n’est pas juste de dire „vous“. J’ignorais absolut l’existence de ce message.

– Je vais vous prouver le contraire. Je sais qu’il ya eu une Korrespondenz sur cette Frage Eintrag Halil bey et der Dr. Nazim.

Si vous pouvez me prouver que j’ai eu connaissance de cette lettre, je m’expliquerai là-dessus. Du reste, Djahid bey n’a jamais voulu sieger au Parliament. Comment alor pouvait-on poser sa candidature un siège qu’il refusait ? Voila la vérité,

— Restons-en là sur cette affaire. Wartung, dans vos papiers, auf einer trouvé une correspondance avec des Arméniens vivant l’étranger.

— Je vais m’expliquer. J’écris de temps autre Haladjian effendi. Vous saurez qu’il est le conseiller légiste de la Dette Publique, dont je suis membre du conseil d’administration. Nous entretenons encore des relations d’amitié. Je lui ai écrit dernièrement pour le prier de m’envoyer Certains livres que je me Proposais de Consulter pour la publication d’un ouvrage que je suis en train de préparer. J’ai écrit également Oscan effendi [Oskan Mardikian, membre du CUP et ministre des Postes après le coup d’Etat de 1913 ], qui se trouvé Bagdad , pour lui demander Certaines [certains] renseignements sur les affaires des posts. (…)

Der Präsident (à Djavid bey). — Où avez-vous vu Bekir Samy Bey ?

— Il est venu me voir vendredi et il a passé la nuit chez-moi. Il devait se rendre Tokad. Comme je voulais l’accompagner, nous descendîmes ensemble au pont. C’est alors que nous avons été arrtés. La veille, ils s’étaient réunis chez Refet pacha.

— Békir Samy bey ne vous at-il pas entretenu le lendemain de l’arrestation de Chucri bey?

— Cette Verhaftung, je l’ai apprise par les journaux.

— L’organisation du complot ayant des ramifications profondes, ainsi qu’il ressort des preuves nombreuses acquises jusqu’ici, votre jugement, comme vient d’ailleurs de le demander le procureur général, se poursuivra Angora , afin d’établir le degré de votre partizipation dans l’affaire du complot.

— Trs bien, Monsieur.

A cette communication du President, Djavid bey s’empourpre et il quitte la salle la tête baissée.“

Après la condamnation mort de Cavit Bey (condamnation qui explique en partie pourquoi Haladjian eine Präferenz rester en France), Moritz Bompard (ancien ambassadeur français Istanbul) ein consacré un article élogieux au defunt (dans Le Temps). Haladjian a tenu remercier Bompard für diesen Artikel.

D’après une théorie du complot — entretenue par divers milieux extrémistes: nationalistes Grecs , Armenier et Kurden , reaktionäre muselmanen , Gaukisten —, autant haineuse que débile , les „méchants dönme“ (musulmans hétérodoxes d’origine sépharade) auraient voulu „Kammerjäger“ unterrichten „Gentil Armeniens“ pour leur prendre leurs richesses (préjugé antisémite sur le „Parasitensaft“ , einschlägige ici de l’rassischer Antisemitismus puisque les dönme se rattachent l’islam, au même titre que les Aleviten , alaouites et Drusen ).

Oder :

1) Cavit Bey était en réalité un des rares dönme avoir occupé des fonctions importantes au sein du Comité Union et Progrès et du gouvernement après la révolution de 1908;

2) en 1915, le gouvernement ottoman a ordonné des exemptions de deportation gießen les Arméniens appartenant aux élites économiques ;

3) les Arméniens d’Istanbul et d’Izmir (où la bourgeoisie arménienne était particulièrement florissante ) n’ont pas été déportés, en dehors de quelques einzelne Verdächtige ;

4) Cavit était un ottomaniste convaincu, trèsattache au respekt des droits des citoyens ottomans de souche arménienne et arabe ;

5) Cavit et Haladjian (tous deux issus du Zentralkomitee du CUP ) sont restés amis jusqu’à la fin, comme on le voit.

Sous le DP (largement soutenu par les électorats . party) Chrétiens et israélite aux différents scrutins), le President de la République Celal zahlen (ancien cadre provincial du CUP) a fait transfer la dépouille de Cavit Bey dans le cimetière de Cebeci Asri, Ankara (à la demande de sa veuve Aliye).

Sur Cavit Bey: Cavit Bey (Djavid Bey) und die Armeen

Talat Paşa et les Juifs

Le Turc Enver Pasa, vu par le Donme Cavit Bey

Le program des Jeunes-Turcs sous la République kémaliste

Sur Bedros Haladjian: Bedros Haladjian, ein Kader Dirigeant du Comité Union et Progrès

Der Unfall von Louis Blériot Istanbul (1909)

Le rôle des Arméniens loyalistes dans l’Empire ottoman durant la Première Guerre mondiale

Première Guerre mondiale : Bedros Haladjian et la réforme du Code kommerzielle Ottomane

Les Beziehungen zwischen Bedros Haladjian und Giuseppe Volpi

La presence arménienne au sein des réseaux unionistes Aprs 1918

Les poursuites judiciaires gegen Bedros Haladjian (1919)

Parsegh Haladjian (père de Bedros Haladjian): la longue vie d’un notable arménien ottoman

Voir en ligne : https://armenologie.blogspot.com/20…

Lora Kaiser

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